De 9000 tonnes en 2004, la production de crevettes malgaches à baissé presque de moitié en 2008. La diminution de l’effort de pêche, une mesure prise compte tenu de l’évolution des marchés internationaux et des menaces pesant sur les ressources, en est une des principales raisons. Sur les marchés internationaux, la crevette malgache a perdu sa compétitivité face aux produits des pays concurrents, réputés de moins bonne qualité, mais moins chers: «c’est pourquoi les consommateurs européens sont intéressés d’autant plus que leur pouvoir d’achat a été affecté par la crise financière internationale » explique un responsable d’une société productrice. Des mesures de réduction de l’effort de pêche, – la campagne de pêche est passée de huit à cinq mois- sont dès lors nécessaires à cause de cette perte de compétitivité. Elles permettent aussi une réduction des charges d’exploitation, en particulier les coûts de carburant.
Selon un représentant de l’Agence française de développement (AFD), le carburant représente un tiers des coûts de production, vient ensuite la farine de poisson destinée à l’aquaculture de crevettes. « Une forme de subvention ou une détaxation sur le carburant, et le remplacement de la farine de poisson par de la farine agricole devrait aider les opérateurs à regagner de la compétitivité », explique t’il.
Certaines entreprises de la filière crevettière espèrent aussi regagner des marchés en créant les conditions nécessaires à la labellisation de leurs produits. Certains produits arborent déjà le ‘label rouge’, une initiative privée de promotion des qualités gustatives du produit. Des études sont également menées pour une éco-certification de la pêcherie, grâce notamment à la diminution des rejets de gaz carbonique de l’activité. C’est ainsi qu’une étude de ‘bilan carbone’, qui a porté sur l’ensemble des activités d’un groupe de production (pêche, aquaculture, transformation, usine d’aliment, usine de cuisson, transport, distribution), a été réalisée l’an dernier.
Sources
Article de presse, l’Express de Madagascar, 20 Juillet 2009
http://www.jacaranda.fr/blog/2009/07/20/economie-peche-chute-de-la-production-de-crevettes/
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From 9000 tonnes in 2004, the production of Malagasy shrimps has decreased by almost 50% in 2008. The diminution of the fishing effort, – a measure taken because of the evolution of international markets and because of the threats on the shrimp resources-, explains this decrease.
On the international markets, the Malagasy shrimp has lost its competitiveness vis-a-vis other countries products, considered of less quality, but less expensive: “this is why the European consumers are interested, especially now that their purchasing power has been affected by the international financial crisis” says a shrimp producing company representative. Measures to reduce the fishing effort, – the fishing season was eight months and is now five months- are necessary because of this loss of competitiveness. They help also reduce the running costs, in particular the fuel costs. According to a representative of the French Development Agency (AFD), fuel costs represent a third of the production costs, then come the costs of the fishmeal, used for shrimp farming. “A form of subsidy or a tax reduction on fuel, and the replacement of the fishmeal by vegetal product should help the operators to regain some competitiveness”, he explains.
Some companies of the sector also hope to regain markets through the certification of their products. Some products already carry the ‘ red label’ , a private initiative promoting the good organoleptic quality of the product. Studies are also undertaken for an ecolabelling of the fishery, in particular through the reduction of the green house gases production. An assessment of the carbon footprint has been undertaken last year, which related to the activities of a production unit (shrimp fishing and farming, processing, transport, distribution).